© Christian LÉGER 2012 Présidente de l’hivernal de Lyon - Salon d’hiver Formation  de dessinatrice en soierie (école de tissage de Lyon) Cours avec Pierre PELOUX Biographie réalisée par Maxime SIGNAIRE La peinture figurative fut d’abord l’option choisie par Lara ROLLAND. Son pôle d’attraction se situa presque  instantanément vers des représentations de cités aux multiples façades colorées. Attirée par les imbrications architecturales, par les lumières des buildings et par les verticalités  oppressantes,  elle marqua cependant ces villes trop anonymes par des touches oniriques, en les teintant de coloris quelque  peu irréels. Le circuit que l’artiste voudra nous faire connaître deviendra vite une promenade poétique où toutes les  inquiétudes auront disparues. L’artiste a toujours su observer, cela depuis l’enfance. Le dessin de soierie lui donnera le bonheur de travailler  dans un atelier de grande renommée: celui de Paul DENAVIT qui fut également un peintre de grand talent. Au sein d’une équipe de praticien entrainés son imagination pourra s’inspirer de coloris inattendus, et son  expérience allant grandissant Lara ROLLAND pourra aborder la peinture avec un réel bonheur. Admirant l’école italienne avec Léonard de VINCI, elle goute avec plaisir la production souvent sévère de Le  GRECO. Son trajet ne fait que commencer. L’art non figuratif l’attire et bientôt son désir de s’échapper de conventions trop limitatives à son gout lui fait  aborder des structures moins étouffantes. Vièra da SILVA, Nicolas de STAEL auront une influence sur sa vision picturale. Désormais ses recherches partiront de peu de choses: un objet, une ligne, une rayure sur la toile ou la frêle  épaisseur d’une pâte colorée sur la palette vont lui permettre de s’exprimer et de partager avec ses admirateurs  des regards pleins de mystères et de vibrations colorées. Toujours à la recherche d’écriture nouvelle, passionnée par son métier, elle sait aussi consacrer du temps à ses  amis peintres par sa présence aux expositions. Elle fut aux côtés de Pierre JACQUEMON, un ami d’enfance. Elle sait encourager ses collègues du salon d’hiver lorsque ces derniers quittent le palais de Bondy pour d’autres  cimaises. Son talent est une preuve que la peinture lyonnaise se porte bien. Ses désirs d’évolutions et de recherches sont  le profil d’une puissante énergie et son sens aigu de l’observation le témoin d’une étonnante vitalité. Un peintre qui n’a pas fini de nous étonner.